Modiste : un métier d’art

Le métier :

Le métier de modiste est un métier d’art depuis 2003. Il consiste à créer et fabriquer des chapeaux, coiffes, parures de tête etc… La modiste utilise des formes à chapeaux, qui sont des « moules » en bois sur lesquelles se façonnent les calottes et les bords pour êtres ensuite assemblés. Ces moules en bois sont sculptés par un artisan formier. (pour en savoir plus)

Mesureurs de tour de tête

Formes à Chapeau

IF
Agrandisseur

forme a chapeaux
forme a chapeaux

Les garnitures de chapeaux sont encore l’occasion de faire intervenir 2 métiers : le plumassier qui façonne et « pare » les plumes, et le fabricant de fleurs artificielles en soie. Cyriane a suivi plusieurs formations qui lui ont appris quelques bases pour travailler la plume et fabriquer des fleurs dont vous voyez des exemples sur ses chapeaux.

 

 » Chapelier et modiste, bien que réalisant le même produit, ont une conception différente du chapeau et font appel pour sa fabrication à des savoir-faire qui leur sont propres. Le chapelier travaille surtout le feutre, la paille et le tissu. Il produit en grande série ou en série limitée des chapeaux classiques d’homme et de femme. Le travail du modiste relève de la création et du domaine artistique. Le chapeau est conçu comme un objet unique principalement destiné aux femmes.

Les métiers de la chapellerie sont des métiers rares. Jusque dans les années 1950, chaque ville de province comptait au moins une chapellerie et une modiste. Au cours de la première décennie des années 2000, on a pu assister à un regain d’intérêt pour les chapeaux et parures de tête. Pourtant, les débouchés des métiers de chapelier et de modiste demeurent assez réduits. La chapellerie traditionnelle subit la concurrence des pays de l’est et de la Chine.
Aujourd’hui, selon le Syndicat national des fabricants et grossistes en chapellerie, mode, fleurs, plumes et accessoires, on recense environ cent chapeliers détaillants, entre deux cents et trois cents modistes, une dizaine de chapeliers et moins de dix fabricants produisant en très grandes séries. Il ne reste plus que deux formiers en France qui travaillent pour les maisons de couture parisienne ou pour les modistes français et étrangers. »

source : Institut National des Métiers d’Art